Pierre

L’arrivée en classe de sixième au lycée dut correspondre à la conscience d’être fondamentalement « différent », de ne pas avoir les mêmes goûts que mes camarades, ni les mêmes aspirations. Je n’aimais ni leurs jeux, ni le sport qu’ils pratiquaient avec passion et ne me retrouvais que dans les cours de français, de dessin et de musique. Je ne me plaignais pas de cet état de choses, je le savourais d’une certaine manière tout en souffrant secrètement de ne pas être accepté par mes camarades. Lire la suite