Journal d’auto-observation

Répétitions de « Intrigue et Amour » de Schiller

répétition cinquième acte

Pour mon ami Pierre

Le jeudi 23 août
Premier jour de répétition, j’arrive directement des bords du Neckar. Par le plus grand des hasards, hier soir, nous avons dormi dans le château de Götz de Berlichingen, le personnage de Goethe qui dit « merde » à la féodalité ! Douce prémonition pour Schiller ! Les acteurs m’attendent tous devant la porte du théâtre en fumant. Je suis là, au volant de ma voiture, et cherchant à me garer. On monte en salle de répétition, je baragouine quelques mots et on lit (je leur demande de lire lentement pour que je puisse mieux comprendre) ils s’exécutent gentiment. Trois heures après, je mesure la difficulté de la tâche malgré ma bonne préparation… Je vais avoir intérêt à tendre l’oreille ! Demain, je commence des lectures de scènes par petits groupes de personnages, pour commencer à entrer dans la matière. J’en ai pour une semaine, avant de commencer à pouvoir bouger dans l’espace. Le petit appartement est triste, mais Schiller me porte ! Lire la suite

Le voleur de bicyclette

« Le voleur de bicyclette » se termine par une scène d’humiliation du père sous les yeux du petit Bruno. On les voit se fondre tous les deux dans la foule, la caméra les filme de dos, la masse humaine les avale et s’éloigne dans le crépuscule. C’est à peine soutenable : la conjonction de l’heure, de la masse et de la situation du petit garçon comprenant tout de la pression sociale qui a acculé son père à vouloir voler une bicyclette, tout concorde à rendre cette fin inoubliable. Lire la suite