Pierre

L’arrivée en classe de sixième au lycée dut correspondre à la conscience d’être fondamentalement « différent », de ne pas avoir les mêmes goûts que mes camarades, ni les mêmes aspirations. Je n’aimais ni leurs jeux, ni le sport qu’ils pratiquaient avec passion et ne me retrouvais que dans les cours de français, de dessin et de musique. Je ne me plaignais pas de cet état de choses, je le savourais d’une certaine manière tout en souffrant secrètement de ne pas être accepté par mes camarades. Lire la suite

Balade à Martigues

Je me balade le nez au vent dans les rues et au bord des canaux de Martigues. Je me sens léger, heureux, le froid commence à pincer en ce jour de novembre alors que jusqu’à hier on se serait cru en été. Mais cette sensation de fraîcheur ne fait qu’aviver encore la certitude d’un commencement… ou peut-être d’une fin. Lire la suite

FIN ET DEBUT

Je me ballade le nez au vent dans les rues et au bord des canaux de Martigues. Je me sens léger, heureux, le froid commence à pincer en ce jour de novembre alors que jusqu’à hier on se serait cru en été. Mais cette sensation de fraîcheur ne fait qu’aviver encore la certitude d’un commencement… ou peut-être d’une fin. Lire la suite

De l’amusement

Il y a une semaine je menais à Essen un fort combat contre une pièce « moulin à vent », le difficile « Don Quijote » de Tariq Ali dans lequel il n’y a pas assez de théâtre et trop de mots… Aujourd’hui je répète au soleil du midi et en pleine garrigue « Les femmes de Bergman », un texte tout autant « moulin à vent » que le précédent. A part que celui-ci je l’ai pris au collet dès le début des répétitions, lui ai tordu le cou pour lui faire dire des choses plus exaltantes que ce qu’il disait. C’est ma spécialité de cette année de m’être confronté à des textes problématiques… Fini le confort des chefs d’œuvres. Je ne regrette rien de ces expériences, pourtant je dois revenir à des écritures puissantes. Lire la suite