Un théâtre de complicité

Je vais tenter de décrire le sentiment qui m’a envahi en assistant ce soir à une représentation de « Feu la Belgique de Monsieur » de Jean-Marie Piemme. J’attendais à vrai dire assez peu du « doublon » (quel horrible mot) constitué par « Feu la mère de Madame » de Georges Feydeau et de la commande récemment passée par le Théâtre du Parc à un auteur belge vivant, faisant référence à la situation de crise aigue que traverse le royaume. J’y venais surtout pour voir jouer mes amis Valérie Bauchau et Philippe Jeusette, excellents comédiens par ailleurs. Quelle ne fut pas ma surprise, en écoutant la pièce de commande, de ressentir une sensation somme toute assez rare alors qu’elle devrait par nature être courante au théâtre. Il s’agit de la sensation que le public partage « quelque chose » d’urgent avec la pièce qui se joue. Lire la suite